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Hans Rosling c’était qui? #lifelonglearners

Aujourd’hui la communauté TED (Technology Entertainment Design) a perdu un de ses membres les plus connus, un orateur très apprécié: Hans Rosling, un professeur suédois de santé publique globale.

Pourquoi parler d’Hans Rosling sur ce blog? D’abord, le projet TED est un projet à découvrir de toute urgence si vous ne le connaissez pas. C’est une mine de savoirs diffusés par le biais d’exposés courts (moins de vingt minutes) sur un sujet pointu, par un  expert dont la mission est de diffuser son savoir de façon amusante. Vous vous posez des questions sur la science, l’éducation, l’art? Vous vous êtes toujours demandé: Y-a-t’il de la vie sur Mars? Comment pensent les autistes? Peut-on vaincre le Sida? Il y a sans doute une conférence TED sur le sujet! A l’origine, dans les années 90, TED était une conférence annuelle se tenant à Monterey en Californie, puis le projet a essaimé dans d’autres villes du monde entier, et plus récemment sur Internet où, sur le site ted.com on peut trouver des vidéos des meilleurs “TED talks”. En Afrique, des conférences TEDx (dérivées des conférences TED) ont eu lieu un peu partout: Abidjan, Nairobi, Johannesburg, Pretoria etc.

Nous avions envie de rendre hommage à Hans Rosling parce que ses interventions correspondent à la philosophie éducative prônée par les écoles Enko éducation: entretenir l’envie d’apprendre, intéresser pour instruire, et construire un esprit critique, nous avions déjà évoqué ce sujet dans le billet ici. Un certains nombre des “talks” les plus célèbres concernent d’ailleurs l’éducation et le rôle de l’école. Le talk le plus regardé de l’histoire de TED est une conférence où Ken Robinson se demande d’ailleurs si l’école tue la créativité…

Dans chacune de ses présentations, Hans Rosling avait à coeur de démonter les opinions, de montrer que nos perceptions sont trompeuses et qu’il faut les combattre. Il a montré qu’un public de chimpanzés se trompait moins, dans sa perception du monde, qu’un public de gens “éduqués”, voire de journalistes! Il savait aussi rendre les statistiques accessibles à tous. Nous vous recommandons donc d’écouter ou de réécouter quelques unes de ses interventions. Allez, on vous en a mis une pour le plaisir! Et nous espérons que la prochaine fois, vous battrez les chimpanzés!

Vous voulez en savoir plus sur les écoles Enko et pourquoi elles proposent en Afrique une éducation la plus à même non seulement d’aider vos enfants à intégrer les meilleures universités internationales, mais aussi de relever les défis d’un monde complexe? N’hésitez pas à nous écrire à contact@enkoeducation.com !

Des cours de théorie de la connaissance dès l’école primaire?

Nos enfants “naviguent entre Facebook, Twitter et Snapchat tout en prenant un selfie sur Instagram tout en envoyant des textos à des amis. Mais quand il s’agit d’évaluer l’information procurée par ces médias, ils sont facilement dupés”. (Etude Stanford)

Dès sa création à la fin des années 60, le programme IB a eu pour volonté de faire réfléchir les élèves sur la formation du savoir et leur faire développer un esprit critique grâce au module “théorie de la connaissance” (Theory of Knowledge : TOK). On peut aujourd’hui apprécier la qualité de visionnaires des créateurs de l’IB. En effet, alors que les enfants, adolescents, puis adultes ont aujourd’hui accès à des milliers d’informations via les réseaux sociaux, quoi de plus important qu’être à même de distinguer le bon grain de l’ivraie?

Une étude publiée par l’université de Stanford rappelle l’importance de trier les informations reçues par les différents canaux disponibles. Nos enfants font partie des “digital natives”, expression créée pour désigner les jeunes nés après l’avènement du World Wide Web, qui, dès le plus jeune âge, apprennent à jouer avec des tablettes, consoles, ordinateurs et autres objets connectés comme s’il s’agissait de la chose la plus naturelle au monde. Mais ils manquent cruellement de recul lorsqu’il s’agit d’évaluer la validité des informations disponibles sur les réseaux sociaux.

Nous sommes noyés quotidiennement dans une masse inédite d’informations. Ce qui peut aboutir dans le meilleur des cas à nous rendre bien informés et plus intelligents, dans le pire des cas moins informés et plus obtus, selon la qualité des informations et le traitement que nous leur réservons. Notre aptitude à gérer le flux d’information peut en retour influer sur notre capacité à agir en citoyens éclairés dans le débat démocratique comme le faisait remarquer le sociologue Michael Lynch dans une tribune du New York Times en mars dernier.

L’étude menée pendant 18 mois par l’équipe du “Stanford History Education Group” visait à évaluer l’attitude de jeunes américains, du collège à l’université, vis à vis de certains types d’information. L’équipe avait défini cinq types d’exercices par niveau. Un collégien devait être capable de distinguer une publicité d’un contenu informatif, un lycéen devait pouvoir évaluer la validité d’une source, un étudiant, qui passe beaucoup de temps à rechercher sur Internet, devait faire la distinction entre des informations obtenues sur différents sites en discriminant ceux de sites partisans ne présentant qu’une partie de la réalité. Les résultats des expériences (trois types d’exercices pour chaque niveau) menées dans les nombreux relais de l’équipe ont effaré les chercheurs.

Les réponses collectées(plus d’un millier, provenant de différents types d’établissements) montrent que les jeunes manquent cruellement de recul sur l’information disponible sur Internet et prennent pour argent comptant des discours sujets à caution. Les chercheurs recommandent donc l’intégration dans l’enseignement de sessions consacrées à la recherche de faits sur Internet et à la compréhension des différentes sources d’information. Les exercices qu’ils ont proposés peuvent d’ailleurs servir de base à la discussion avec les jeunes sur ces sujets.

Il est plus que crucial pour le développement de nos sociétés que les jeunes qui en représentent le futur soient capables de distinguer l’information de la désinformation. Les médias abondent de soupçons de théories complotistes, Mark Zuckerberg, patron de Facebook a dû faire amende honorable après la campagne électorale américaine devant l’afflux dans les derniers jours de campagne de rumeurs invérifiables qui ont pu influer sur le résultat final des élections. Il a promis de trouver un moyen de lutter efficacement contre les fausses informations sur le réseau social. Mais rien ne remplacera le bon sens et l’éducation des citoyens. Un citoyen avisé en vaut deux! C’est donc aux éducateurs, enseignants comme parents, de se mobiliser pour faire comprendre aux jeunes qu’une information non vérifiée n’est qu’une rumeur et à leur apprendre à toujours s’intéresser à la provenance d’une information, ainsi qu’à l’intérêt que peut avoir la source à propager telle ou telle nouvelle.

Parents, enseignants, éducateurs, qu’en pensez-vous? Faites-nous parvenir votre avis en commentaire sous ce billet!

“Qui ne connaît la vérité n’est qu’un imbécile. Mais qui, la connaissant, la nomme mensonge, celui-là est un criminel” Berthold Brecht La Vie de Galilée